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miércoles, 14 de diciembre de 2011

GUSTAV LEONHARDT SE RETIRA


Sólo un botón de muestra. Ya hemos hablado en estas páginas de esta maravillosa persona, gran músico, organista, clavecinista, director de orquesta y coro, y musicólogo que es Gustav Leonhardt. También he hablado hasta la impertinencia de la inmundicia cultural a la que las autoridades de todo tipo de este país nos tienen sometidos y al eco que hacen los medios de comunicación de las noticias culturales.

Me ha hecho llegar una ex alumna, amiga, esta mañana la noticia que presento tal cual a continuación. Todo: la noticia, la manera de publicarla, la importancia que se le da, todo absolutamente todo, está tan alejado de nuestro mundo cultural (perdón, no existe tal cosa pero de alguna manera hay que llamarlo) como de la Tierra ese planeta recientemente descubierto: a seiscientos millones de años luz. Seguro que si nuestras autoridades, en particular, académicas y educativas leyeran esta entrada no entenderían ni una palabra: «¿años luz? ¿pero qué dice este subversivo? ¿y quién es ese Gustav, la rana Gustavo, je, je, je...» ¡Imbéciles, ignorantes imbéciles!

He aquí la noticia:

Musique : Gustav Leonhardt met fin à sa carrière

Créé le 13-12-2011 à 10h00 - Mis à jour à 12h31


Le claveciniste et chef d’orchestre hollandais Gustav Leonhardt a donné, lundi 12 décembre, son dernier récital, au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Son état de santé ne lui permet pas d’honorer ses engagements de 2012, qu’il a annulés. Le musicien, âgé de 83 ans, est apparu extrêmement faible et amaigri.

Le théâtre était comble, certains spectateurs avaient été installés à même le sol sur des coussins, et l’auditoire comptait un nombre impressionnant de musiciens, surtout des clavecinistes, tous plus ou moins ses élèves, ou élèves de ses élèves.

Gustav Leonhardt a toujours occupé une place à part dans le monde de la musique baroque : il a, autant par l’intelligence que par l’intuition, par la science que par le talent, retrouvé l’art de jouer le répertoire de clavier d’avant Mozart (Couperin, Rameau, Bach, Scarlatti), qui s’était presque totalement perdu depuis un siècle.

Tous les musiciens vénéraient la noblesse de son jeu et de sa personne, la sûreté de son goût, son élégance intellectuelle, et enviaient sa passion, son feu intérieur, qu’il a toujours cachés sous une austère apparence de protestant sorti d’un film de Bergman ou descendu d’une toile de Greco.

Un bis fortement réclamé 

Ce sont d’ailleurs toutes ces qualités qui l’avaient fait choisir par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet pour interpréter Bach dans leur film Chronique d’Anna Magdalena Bach. Il a toujours montré une conscience aiguë de ce qu’il convient de faire et de ne pas faire, de laisser voir et de ne pas laisser voir.
Alors que, la semaine dernière, à Rungis, il avait tenu à présenter chacune des œuvres qu’il jouait, cette fois il n’a fait aucune annonce, aucune déclaration, respectant le rite du concert exactement comme s’il se fût agi d’un récital comme un autre.

Il est même allé jusqu’à donner un bis, réclamé par une salle déchaînée. Elle frappait des pieds sur le plancher autant par enthousiasme que par désir de libérer la tension accumulée. Ce bis, la vingt-cinquième Variation Goldberg de Bach, il a eu le plus grand mal à le jouer jusqu’au bout, souffrant visiblement, épuisé.

Il a seulement laissé sonner le dernier sol grave une fraction de seconde de plus qu’il n’aurait fait habituellement. Et puis, d’un pas incertain, il a quitté le splendide clavecin d’Antony Sidey, instrument à la fois aristocratique et fraternel, qui ne sonnerait plus jamais sous ses doigts.

Pour lui laisser le temps de quitter plus rapidement le théâtre par la façade avant, et sans être importuné par le public, la direction avait condamné les portes de la salle quelques minutes. Confiné à l’intérieur, l’auditoire a envahi la scène. En l’absence d’annonce officielle, nul n’était censé savoir qu’il n’y aurait plus jamais de concert de Gustav Leonhardt, mais les commentaires allaient, comme on dit, bon train.

Jacques Drillon – Le Nouvel Observateur

Como homenaje a este gran hombre, y como regalo para todos nosotros, escuchemos la variación nº 25, de las «Variaciones Goldberg» de Bach, variación triste, una de las pocas que está en tonalidad menor, pieza que como dice el texto de arriba, tocó como bis, aunque visiblemente fatigado y, excepcionalmente, alargando el último sol un ápice más de lo acostumbrado en él, quizá porque quisiera prolongar un instante, sólo un infinito instante, su contacto con el maravilloso instrumento que tenía delante, su permanencia ante un admirado y silencioso, mudo público, su milagroso arte de comunicar una de las más hermosas creaciones del ser humano: la música.

                     
Merci, merci beaucoup, Monsieur Leonhardt, pour nous rendre plus heureux avec leur merveilleux art.

2 comentarios:

  1. Soy uno de tus alumnos, pero no revelaré mi identidad. Poco a poco me voy enganchando al blog... Me gustaría hacerte una petición ya que me interesaría saber qué opinas y qué sabes sobre la emoción y el significado en música. Si algún día te apetece tratar el tema, estaría encantado de leerlo.
    Gracias!

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  2. Son muy interesantes los temas que me pides que comente. También yo estaré encantado de darte mi opinión sobre ellos. Son temas peliagudos que merecen ser tratados con un poco de detenimiento. Intentaré no demorarme demasiado en responderte. En cuanto al hecho de que no reveles tu identidad quiero que sepas que estoy absolutamente de acuerdo en que lo hagas así si es eso lo que prefieres. La libertad, las libertades, siempre que no invadan la libertad de los demás son algo que en este blog se procura respetar al máximo. Mientras se pueda.
    Un cordial saludo

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